De l'eau au moulin ZBNF with Vijay Kumar, R. Chand _ A.S. Poisot (032)

Published on 25 avril 2022 |

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[Agroécologie en Inde] 2/3. Les promesses de l’agriculture naturelle en Andhra Pradesh

Par Bruno Dorin, docteur en sciences économiques et ingénieur en agriculture, chercheur CIRAD (www.cirad.fr) au sein de l’UMR CIRED, Centre International de Recherche sur l’Environnement et le Développement (www.centre-cired.fr).

Le mouvement d’agriculture naturelle né en Andhra Pradesh en 2016 pourrait être le premier exemple au monde de mise en pratique de l’agroécologie à grande échelle. Dans ces trois articles issus d’un chapitre de livre1 puis d’un article en anglais2, B. Dorin en expose les origines (ici), puis les fondamentaux, enfin les difficultés qu’il rencontre à l’échelle de l’État indien.

À la fois science, mouvement et pratique (Wezel et al., 2009), les définitions de l’agroécologie sont multiples. Celle que nous proposons ci-après en contient selon nous les multiples dimensions et implications : une productivité de la terre et du travail agricole ne reposant plus sur quelques monoproductions à grande échelle et l’utilisation intensive d’eau, de combustibles fossiles, de molécules chimiques et de matériels génétiques élaborés en laboratoire, mais sur une mosaïque d’agroécosystèmes enracinés localement, stimulant et optimisant chacun à leur manière des synergies biologiques entre multiples espèces végétales et animales en-dessous et au-dessus de la surface terrestre, des champignons du sol aux céréales, légumineuses et arbres, des bactéries ou lombrics aux gros bovidés (Dorin et al., 2013 ; Dorin, 2017).

Le pari de l’agroécologie

Adieu donc les vastes espaces plats, désinfectés et verts fluorescents de « l’agriculture moderne », et place aux jardins d’abondance hirsute comme au Kerala dans le Sud de l’Inde ? Oui, mais alors avec deux enjeux de taille et qu’il sera bien difficile de surmonter : (1) l’abandon d’une science unique (avec ses économies d’échelle) au profit d’une contextualisation des solutions multipliant les synergies biologiques (entre diverses communautés, fonctions, espèces, gènes, etc.) sur les « territoires » ou « terroirs » pédoclimatiques et humains appelés à les concevoir et porter ; (2) la restructuration en profondeur les chaînes de récolte-stockage-(transformation-conditionnement)-vente pour les adapter à des productions éparpillées dans le temps et l’espace. Un vaste et probablement coûteux programme.

Cependant, si l’on compare ce programme à celui de l’actuelle agriculture industrielle techno-centrée, nous affirmons ici que cette agroécologie présente en contrepartie le potentiel et l’intérêt d’être : (a) au moins aussi productive en biomasses utiles par unité de surface ; (b) plus résiliente aux chocs économiques, climatiques et sanitaires ; (c) plus intensive en travail qu’en capital ; (d) plus profitable aux agriculteurs si, sur les marchés locaux comme internationaux, sont justement rémunérées la qualité des aliments (diversifiés, goûteux, nutritifs, sains) et la production jointe de biens ou services environnementaux d’importance locale ou globale : eau potable, réservoirs de biodiversité, fertilité des sols, recyclage des nutriments, pollinisation, lutte contre les maladies ou inondations, atténuation et adaptation au changement climatique, etc.

Les sociétés seraient finalement aujourd’hui face à deux grands choix :

  • continuer de produire massivement quelques denrées recomposées et transformées en aval où valeurs, investissements et emplois sont de plus en plus concentrés notamment pour réparer les failles sociales et environnementales du système (coûts croissants de santé, de retraitement des eaux, de restauration des sols, de lutte contre le changement climatique, etc.) ;
  • produire en symbiose dans et avec la nature, avec valeurs, investissements et emplois concentrés en amont pour fournir des produits diversifiés et de qualité, ainsi que des services (pour l’instant non rémunérés) comme le filtrage des eaux ou le stockage de carbone dans les sols.

L’agroécologie s’inscrit clairement dans la seconde option. Elle insérerait ainsi l’agriculture autant dans le secteur primaire que dans le secteur tertiaire – voire secondaire si la transformation et le conditionnement se font sur le lieu de production – et relèguerait aux oubliettes ce canon de transformation structurelle linéaire qui conduit à un « monde sans agriculture ».

Elle conférerait surtout et avant tout un avantage comparatif certain aux micro-fermes d’Asie et demain d’Afrique (Dorin, 2017), puisqu’il est désormais bien démontré, de Sen (1964) à Gaurav (2014) en ce qui concerne l’Inde, que l’acte de production agricole est plus efficace à une petite échelle qu’à une grande, qui plus est s’il s’agit de composer avec une nature complexe, changeante et évolutive.

L’agriculture naturelle en Andhra Pradesh

Les concepts de l’ « Agriculture Naturelle » (« Natural Farming » en anglais) d’Andhra Pradesh, dite « à Zéro Budget » jusqu’en 2019, ou AP-ZBNF, ont été exposés dans une note de l’organisation RySS (Rythu Sadhikara Samstha), une société publique d’autonomisation des agriculteurs créée en 2014 et portant depuis 2016 le développement de cette agriculture à l’échelle de l’État (RySS, 2019).

Cette note expose d’abord l’importance de l’agriculture en Inde tout spécialement en termes d’emploi, puis cinq enjeux à relever avec leurs raisons résumées ci-après : (1) la profonde détresse paysanne (forte dépendance aux engrais chimiques et pesticides, coûts de production élevés et cycle perpétuel d’endettement, incertitudes climatiques et de marchés, assèchement des puits, travailleurs sans terre ou sans fermage sécurisé, migration en ville liée au dénuement…) ; (2) la perspective d’une sérieuse crise alimentaire et sanitaire (quantité et qualité des produits) ; (3) l’érosion des sols, des eaux et de la biodiversité (par l’agriculture chimique et ses monocultures) ; (4) le réchauffement climatique ; (5) l’injustice climatique (les plus pauvres et moins responsables sont les plus affectés, notamment les enfants, les femmes et les paysans sans terre).

 « Une solution transformationnelle »

Toujours selon cette note : « L’agriculture naturelle à zéro budget (ZBNF), c’est travailler en harmonie avec la nature, dans la ferme conviction que notre mère nature a une solution aux divers problèmes agricoles et alimentaires induits par l’homme. C’est une alternative aux pratiques agricoles actuelles, une technologie transformationnelle qui sécurise notre avenir collectif :

(1) en réduisant les coûts et risques de production tout en augmentant les rendements, afin de générer des revenus réguliers et bénéficier d’une agriculture plus résiliente au climat ;

(2) en produisant plus d’aliments sains et nutritifs, sans produits chimiques ;

(3) en réduisant l’émigration des jeunes ruraux, en inversant même les flux migratoires ;

(4) en améliorant la santé des sols, la conservation de l’eau, la restauration des écosystèmes côtiers et la biodiversité. »

L’AP-ZBNF intègre les meilleures pratiques de diverses expériences agroécologiques et d’adaptation au changement climatique, telles que l’agriculture régénérative, l’agriculture de conservation, le sylvo-pastoralisme, la culture intercalaire d’arbres, l’agroforesterie à plusieurs strates, le système d’intensification du riz (SRI), etc. En fait, comme cela est précisé ailleurs, « Le ZBNF relève de l’agroécologie résiliente au changement climatique, plus précisément de “l’agriculture régénérative” [Fukuoka, 1992], une pratique de gestion holistique des terres qui tire parti du pouvoir de la photosynthèse des plantes pour fermer le cycle du carbone, régénérer la santé des sols, la résilience des cultures, la densité des nutriments […] et augmenter les rendements […] en utilisant les ressources biologiques in situ […] et une diversité de cultures [mixtes, internes, à 5 strates, de bordure, de contrôle des ravageurs…] ».

Les « quatre roues » de l’Agriculture Naturelle

Les quatre principes fondamentaux du ZBNF, ou ses « quatre roues », sont :

(1) « Jeevamrutham », « Jiwamrita »[ élixir de vie] : inoculum stimulant la vie des microorganismes et vers de terre ;

(2) « Beejamrutham », « Beejamrita »[ferment d’immunité] : enrobage des semences protégeant et stimulant la croissance de ces dernières ;

(3) « Achhadana »: couverture permanente du sol par des cultures variées et des mulchs de résidus de culture ;

(4) « Waaphasa » [microclimat] : humus aéré captant et conservant les vapeurs d’eau.

« Jeevamrutham » et « Beejamrutham »utilisent des préparations à base de bouses et d’urines de vaches locales (non croisées)3, incorporant, selon les formules, de l’eau, du « jaggery » (sucre non raffiné), de la terre « non contaminée » par pesticides ou autres, de la farine de légumineuses ou encore de la chaux (Neelam, Kadian, 2016). Des concoctions (« Neemastram », « Agniastram », « Brahmastram ») sont également préparées à l’échelle du village pour lutter contre les ravageurs, avec des ingrédients tels que neem (margousier), gingembre, ail ou piment selon les disponibilités in situ.

Deux autres principes techniques

Outre la fabrication des intrants au village, deux autres principes guident cette agriculture naturelle : un labour minimum, pour éviter d’endommager la structure des sols, et l’usage de semences indigènes.

« Toutes ces pratiques réunies augmentent la teneur en humus du sol et alimentent un grand nombre d’organismes au-dessus et en dessous de sa surface. L’ensemble de ce réseau trophique améliore la productivité agricole, la biodiversité, la séquestration du carbone et la disponibilité en eau » (RySS, 2019). Sur ce dernier point, la moisson des vapeurs d’eau, de véritables « rivières dans l’air », atteindrait des volumes stupéfiants (Jehne, 2019 ; Kumar, 2020) et invite à repenser de fond en comble l’irrigation conventionnelle par eaux de surface ou souterraines.

La fertilisation

Pour tout agronome du XXe siècle, la production et l’exportation de biomasse en grande quantité exigent un retour de nutriments pour conserver la fertilité des terres. Si l’on peut imaginer que l’implantation de légumineuses captant l’azote de l’air et d’autres pratiques permettent de fournir l’azote nécessaire, du moins en grande partie (Smith et al., 2020), il n’en va pas de même pour le phosphore et le potassium en particulier.

Pour Subhash Palekar, principal concepteur de cette agriculture naturelle indienne, au contraire : (1) ces nutriments existent en quantités considérables dans les sols mais sous des formes non assimilables par les plantes ; (2) microorganismes et « waaphasa » (la quatrième roue du ZBNF, ou « humus aéré ») les rendent assimilables ; (3) les besoins des plantes sont infiniment moindres que les quantités épandues d’engrais chimiques ; (4) il existe aussi des retours de nutriments par de nombreuses voies (résidus de culture, feuilles, eaux souterraines…) ; (5) il n’a jamais constaté de baisse de fertilité des sols après plusieurs décennies d’expérimentation du ZBNF dans son État natal, le Maharashtra (Palekar, 2018 lors d’ entretiens avec B. Dorin et al.).

Une chose est sûre : la vie et microbiologie des sols devraient être au cœur de l’agronomie du XXIe siècle pour révéler de très complexes phénomènes qu’elle a aujourd’hui beaucoup de mal à concevoir (Zanella et al., 2018).

Bases et pratiques d’une théorie du changement

La « solution transformationnelle » d’AP-ZBNF ne se limite pas aux techniques que nous venons de présenter. Elles font selon nous partie d’une pensée du changement reposant sur au moins sept éléments :

(1) une liberté de pensées et d’initiatives permise par la démocratie ;

(2) une crise, cette crise agraire que nous avons décrite et qui a contribué à considérablement étendre les questions, doutes ou critiques sur le régime sociotechnique dominant ;

(3) l’existence préalable d’une niche sociotechnique (voire technico-spirituelle) de développement alternatif : celle occupée par Subhash Palekar, « guru »indien innovant de l’agriculture naturelle ;

(4) un État et un haut fonctionnaire expérimenté et charismatique en mesure de concevoir et développer une politique publique reliant les aspirations au changement de la base à l’appareil administratif et son gouvernement : en l’occurrence, Thallam Vijay Kumar ;

(5) une société publique à but non lucratif suffisamment flexible pour gérer indépendamment des entrées et sorties de fonds, y compris pour le recrutement de personnels : le RySS ;

(6) des moyens financiers spécifiques, publics mais aussi privés ;

(7) de multiples innovations organisationnelles pour mettre en musique l’ensemble et développer la niche sociotechnique à une échelle suffisamment importante pour ébranler le régime sociotechnique4 dominant, voire le remplacer.

Le principal chef d’orchestre de cette transformation est donc Thallam Vijay Kumar, Special Chief Secretary du Gouvernement d’Andhra Pradesh en 2017 qui, selon ses propres termes, n’aurait jamais pu conduire cette aventure sans avoir consacré de longues années au développement de micro-groupes d’entraide et de microcrédit (Self-Help Groups ou SHG), en Andhra puis à l’échelle nationale. En 2016, il convainquit son chef de gouvernement de l’époque, Nara Chandrababu Naidu5, de rencontrer Subhash Palekar, le pionnier de l’agriculture naturelle en Inde, puis d’utiliser le RySS pour la développer avec des fonds de programmes de développement agricoles nationaux, mais aussi une aide de 12,8 millions d’euros émanant d’une fondation du milliardaire indien Azim Premji.

Naidu afficha l’ambition de convertir d’ici 2027 au ZBNF 6 millions d’agriculteurs et 8 millions d’hectares en Andhra Pradesh. Subhash Palekar, paysan et fils de paysan de l’État du Maharashtra, diplômé en agriculture et disciple des écosystèmes forestiers autant que du Mahatma Gandhi, a donc séduit le chef du gouvernement d’Andhra Pradesh. Mais il peut aussi canaliser les aspirations de millions de micro-paysans, et Vijay Kumar l’a pour cela aussi invité à venir enseigner en Andhra Pradesh.

De véritables « écoles d’hiver » (car elles se tiennent en décembre généralement) réunissent alors de 5 000 à 9 000 personnes pendant huit jours. Il est émouvant d’y voir de nombreuses femmes captivées, avec bébé sur le sein et petit calepin à la main. C’est pourtant un monologue en anglais entrecoupé de longs temps de traduction car Palekar ne maîtrise pas le télougou, la langue d’Andhra.

Mais il leur parle des méfaits et impasses de l’agriculture industrielle que ces micro-paysans connaissent bien, du changement climatique aussi. Expliquant les fondements techniques et scientifiques de son agriculture naturelle, il insiste aussi sur l’opportunité de pouvoir ainsi et enfin combiner, en harmonie avec la nature et la philosophie indienne, sciences et techniques, ressources et savoirs locaux, vie en communauté.

Palekar convertit donc le modèle d’agriculture industrielle en anti-modèle. Mais il s’oppose aussi à l’agriculture biologique « aux techniques inadaptées aux conditions indiennes » [le vermicompostage qui serait d’origine anglaise], ce qui « ne fait qu’augmenter les émissions de gaz à effet de serre » [via les fumures organiques en particulier].

Ces positions tranchées embarrassent le mouvement d’AP-ZBNF qui, pour se développer, a besoin de l’appui des communautés scientifiques comme des écologistes. Palekar a alors renommé son mouvement d’abord ZBSF (Zero-Budget Spiritual Farming), puis SPNF en 2019 (Subhash Palekar Natural Farming). Son mouvement d’agriculture naturelle a un peu essaimé dans des États du Sud, notamment au Kerala (Münster, 2016 et 2018) et au Karnataka (Khadse et al., 2018 et 2019). Mais c’est en Andhra Pradesh qu’il s’est institutionnalisé et a grandi le plus vite grâce à Vijay Kumar et le RySS. Il s’est même étendu au Nord (Himachal Pradesh), devançant largement l’agriculture biologique, si l’on excepte le petit État himalayen du Sikkim (Meek et Anderson, 2020).

Selon le RySS, en avril 2020, 695 000 agriculteurs d’Andhra (dont des ouvriers agricoles dits « sans terre ») avaient adopté partiellement ou totalement l’agriculture naturelle depuis 2016, ce qui couvre 190 000 hectares répartis dans 3011 villages dispersés sur la totalité des 664 cantons (« mandals »). La germination est donc plus que bonne, surtout avec le modeste budget du RySS : environ 10 millions d’euros par an de 2015 à 2019. En y ajoutant le salaire des fonctionnaires et autres partenaires, le RySS estime qu’il faut dépenser 320 euros pour voir totalement converti un agriculteur et sa famille à l’AP-ZBNF, cinq à six ans après son premier essai dans un coin de parcelle. Le rapport entre les bénéfices pour l’agriculteur et les  coûts publics serait pour l’instant de 13, avec des rendements inchangés ou augmentés, des dépenses en intrants fortement réduites, de bien moindres pertes en cas d’aléa climatique grâce à une plus grande résilience face aux cyclones ou sécheresses, des produits de meilleure qualité nutritionnelle et sanitaire, etc.

Près de 10 objectifs du développement durable (ODD) sur 17 seraient par ailleurs remplis par l’AP-ZBNF. Des études devront le confirmer mais Vijay Kumar n’attend pas ces validations de la science pour avancer : il recherche celles du micro-paysan heureux de voir son revenu net augmenter, plus fier, épanoui et ambitieux dans son travail. Cet apparent plus grand bien-être ne s’est pas diffusé sans des innovations organisationnelles, avec leurs déclinaisons locales et de nombreux acteurs impliqués.

Trois théories du changement

 « Le RySS, sous l’égide du Département d’Agriculture, a cru fermement à trois théories du changement pour mettre en œuvre le ZBNF : (1) la transformation s’effectue démocratiquement, avec des groupes d’agricultrices et autres assemblées d’agriculteurs impliqués dans la planification, la mise en œuvre et le suivi du programme ; (2) la diffusion des connaissances et de leurs supports est assurée par les agriculteurs et une personne ressource dans leur communauté (CRP) ; (3) la transformation totale du village, du groupe d’agriculteurs, du « mandal » (canton) et de l’État (dans cet ordre) implique de convertir tous les villages, tous les agriculteurs, toutes les fermes et toutes les pratiques » (RySS, 2019).

La mise en œuvre de ces théories s’effectue suivant un schéma organisationnel complexe qui recherche un apprentissage collectif permanent, sans réelles bases, ni sommets, ni hiérarchie, et embarque différents types de partenaires, agents de l’État ou des collectivités, ONG, communautés, groupes de soutien. L’objectif de transformation (à 100%) visant d’abord le village, c’est à cette échelle qu’est envisagée une certification « bio-village » une fois tous ses agriculteurs et surfaces convertis. Cette certification d’agriculture biologique serait collective (Système participatif de garantie ou PGS, voir Gupta, 2016) et donc bien moins coûteuse que celles d’agences spécialisées.

Mais comme l’énonce Vijay Kumar, une telle certification ne sera utile que pour les produits à circuit long, or l’objectif du programme est avant tout d’assurer aux populations locales une alimentation saine et diversifiée sans augmentation de prix. Cela n’empêche pas certains agriculteurs de monter ou fournir des magasins, cantines ou hôtels ZBNF afin de bénéficier d’une prime à la qualité dont ils se plaignent sinon de ne pas profiter.

A suivre

Voir ici les références bibliographiques de l’article



  1. Dorin B., 2021. “Théorie, pratique et enjeux de l’agroécologie en Inde”, in Hubert Bernard, Couvet Denis (Dir.), La transition agroécologique. Quelles perspectives en France et ailleurs dans le monde ?, Académie d’Agriculture de France, Presses des Mines, Paris, pp. 75-95.
  2. Dorin B., 2021. “Theory, Practice and Challenges of Agroecology in India”, International Journal of Agricultural Sustainability, 20:2, pp. 153-167.
  3. Selon S. Palekar, une vache indigène suffirait pour couvrir les besoins de 30 acres (12 ha), car les déjections ne sont pas utilisées comme engrais organiques, fortement émettrices de gaz à effet de serre.
  4. Un régime sociotechnique est un ensemble de règles alignées et portées par une variété d’acteurs (entreprises, consommateurs, gouvernements, scientifiques, etc.) qui forment une communauté d’entente sur la façon de produire, utiliser et réglementer une diversité de processus et produits. Autrement dit, ces acteurs partagent la même façon de conceptualiser les problèmes, les attentes des citoyens, les caractéristiques des « bons » produits et leur ingénierie, les compétences humaines à développer, les normes et cadres réglementaires (Schot et Geels, 2007).
  5. Après les élections d’avril-mai 2019 Yeduguri Sandinti Jaganmohan Reddy est devenu chef de gouvernement de l’Andhra Pradesh.

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