À mots découverts

Published on 17 avril 2020 |

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[Collapsologie] Qui aura le dernier mot?

Par Laura Martin-Meyer

Difficile, surtout par les temps qui courent, de ne pas y succomber. Néologisme récent, la «collapsologie », et la théorie de l’effondrement qu’elle véhicule, s’est répandue comme une traînée de poudre. Invitées stars des plateaux télé ou radio comme des colloques, les principales figures de ce courant ont acquis une remarquable audience : 817 000 réponses dans le moteur de recherche Google pour le seul mot « collapsologie » ; sans compter l’émergence d’un courant lexical de la catastrophe, d’anthropocène à écoanxiété, qui croît lui aussi avec une incroyable rapidité. Signe d’une évolution des consciences sur la question environnementale ? Vraisemblablement. Cela dit, la théorie essuie déjà de vives critiques, avec des voix qui s’élèvent contre ses accents alarmistes, dénonçant parfois un « flou conceptuel dangereux »1. L’objectif de ce dossier ? Avant qu’il ne soit trop tard, penser ces mots qui nous servent à panser nos maux.

Acte de naissance de la collapsologie : 2015, avec la parution de l’ouvrage « Comment tout peut s’effondrer – Petit manuel de collapsologie à l’usage des générations présentes » (Seuil), signé Pablo Servigne et Raphaël Stevens. C’est à la page 253 que ces deux-là s’emploient à une définition : « Exercice transdisciplinaire d’étude de l’effondrement de notre civilisation industrielle et de ce qui pourrait lui succéder en s’appuyant sur les deux modes cognitifs que sont la raison et l’intuition, et sur des travaux scientifiques reconnus ». Depuis ce succès de librairie, vendu à plus de 87 000 exemplaires2, un vent de panique souffle sur nos sociétés industrialisées. Et avec lui la prolifération du vocable et de la sémantique catastrophiste, de la collapsologie à la collapsosophie, en passant par l’effondrement ou l’anthropocène ; sans compter ceux qui se disent volontiers collapsologues, effondristes, ou encore catastrophistes… De quoi perdre le plus averti des écolos. Prenez l’écoanxiété : avec cet autre néologisme récent, l’angoisse devant le dérèglement climatique s’invite jusque dans les cabinets feutrés des psys. Et que dire de la multiplication des fictions à caractère apocalyptique, du roman de Cormac McCarthy, « La Route » (2006), au succès phénoménal de la trilogie de Margaret Atwood (voir encadré : « Un signe de vitalité de l’imaginaire ») ? Enfin, dernière actualité en date, la crise du Coronavirus qui entre en résonance particulière avec les prévisions de certaines figures de la collapsologie dont l’ancien ministre de l’Environnement Yves Cochet3

Pour le maître de conférences au Museum d’histoire naturelle Luc Semal, cette récente effervescence est le signe d’une « démarginalisation » de la perspective catastrophiste. Explications : « Le catastrophisme est intimement lié à l’écologie politique et à son histoire » depuis le début des années 1970 avec, notamment, la publication de l’emblématique rapport Meadows (le Club de Rome, ça vous parle ?)4. Puis, dans les années 1980-1990, l’essor d’une multitude de discours œuvrant à « concilier écologie et croissance » met à distance la perspective catastrophiste. Elle connaît alors un reflux. Ce n’est qu’au tournant des années 2000, analyse le chercheur, que cette dernière refait surface dans les réseaux de l’écologie politique. Avec, depuis peu, « une inquiétude climatique et écologique croissante, qui prospère bien au-delà des seuls cercles les plus politisés ». Même diagnostic du côté d’Edouard Trouillez, linguiste et lexicographe aux éditions Le Robert, qui suit de près les évolutions de notre langue (voir encadré « Les mots de la fin ») : bien souvent, la tentation d’inventer des mots « résulte de nouvelles manières d’appréhender, de comprendre ou d’analyser le monde qui nous entoure », typiquement la question environnementale. Un exemple : à travers la «collapsosophie»5 (l’approche philosophique de la collapsologie), les auteurs de ce néologisme invitent non plus à « survivre » à l’effondrement mais à le « vivre ». Reste à expliquer cette inflation lexicale où c’est à qui trouvera le meilleur mot de la fin.

À court de vocabulaire

« Parmi les traits marquants de la catastrophe écologique globale en cours, note Luc Semal, il y a son caractère inédit, global et irréversible, mais aussi son potentiel apocalyptique. Or, les mots courants étant faibles pour exprimer cela, la tentation est forte d’en inventer de nouveaux ». Ainsi, l’idée de créer le néologisme « anthropocène »6, au début des années 2000, traduit surtout une difficulté à saisir et à exprimer le caractère proprement « stupéfiant » des bouleversements planétaires en cours. Des bouleversements « supraliminaires », c’est-à-dire presque trop grands pour nous, selon l’expression du philosophe allemand Günther Anders : « Les menaces apocalyptiques sont tellement gigantesques que l’esprit humain semble incapable d’y accéder et de les concevoir véritablement »7. Même constat pour Jean-Pierre Dupuy, philosophe et auteur de l’ouvrage « Pour un catastrophisme éclairé » (2002) : « La catastrophe n’est pas crédible, tel est l’obstacle majeur. (…) Nous ne croyons pas ce que nous savons »8.

En résumé : à des circonstances écologiques inédites répond une surenchère lexicale exponentielle. Mais ce n’est pas tout. À ce premier écueil s’ajoute l’idée, selon Luc Semal, « que l’on risque de s’habituer au discours de la catastrophe ». En cause notamment l’emballement médiatique autour de ces prophéties de malheur. Trop de signifiants noierait-il le signifié ? « Les néologismes captent l’attention parce qu’ils sont nouveaux, mais le revers de la médaille est que leur nouveauté passe vite. On s’est habitué à « anthropocène », on s’habitue à « collapsologie » … Et, à la fin, ça rentre par une oreille et ça sort par l’autre ». D’où peut-être la tentation d’en rajouter, encore et encore, au risque de l’exagération.  Résultat : maintenant que la collapsologie, qui a le mérite « d’avoir mis les pieds dans le plat », nous a permis d’exprimer « le risque d’une accélération de la catastrophe », elle tend, à force de surenchère, « à apparaître aujourd’hui comme une formulation très outrée de la perspective catastrophiste ».

Outrée, vraiment ? Certains vont pourtant plus loin. Dans son ouvrage « Devant l’effondrement, essai de collapsologie » (Les Liens qui Libèrent, 2019), Yves Cochet soutient que « l’effondrement est probable avant 2025, certain avant 2030 ». Sacrée accélération : pour rappel, la collapsologie, née en 2015, présentait l’effondrement comme « possible » ou « probable ». Quatre ans après, exit l’hypothétique et place à l’affirmatif : inexorable et imminente, telle serait devenue la chute. Pourquoi forcer ainsi le trait ? Pour Luc Semal, « avancer des dates, c’est un peu comme multiplier les néologismes : la tentation est forte de bousculer. Le fait est que, si l’on n’annonce aucune date, on ne rencontre bien souvent qu’un silence poli, car tout le monde s’est habitué à entendre dire qu’on court à la catastrophe. Or, si l’on avance des dates, généralement on se trompe. Le choix de le faire quand même, qui plus est avec des dates proches, peut être compris comme une stratégie de provocation visant à casser la léthargie ambiante ». Pari risqué : souvenez-vous de l’ouvrage de Paul R. Ehrlich intitulé « La Bombe P » qui, en 1968, avait alerté sur un risque imminent de famine globale en avançant des dates qui ne sont pas concrétisées. Le hic, signale le chercheur, c’est que « cet épisode a marqué les esprits et a contribué à nourrir la caricature des écologistes annonciateurs de désastres qui n’arrivent jamais ». Dommage. Et d’ajouter que « l’on court le même risque avec l’essentialisation du terme « effondrement » : on répète qu’il est là, qu’il est déjà en cours, on en fait une évidence, alors que la pertinence de la notion ne fait pas consensus, même – et c’est ça qui m’intéresse – parmi les plus catastrophistes ».

« L’effondrement n’a pas le monopole du désastre »

Non seulement « la profusion de néologismes peut produire du flou conceptuel » mais il est une autre faille : « On parle de plus en plus de l’effondrement, au singulier, que ce soit pour l’annoncer ou pour le critiquer ; mais si on ne précise pas de quel effondrement on parle, ni en référence à quelle échelle de temps donnée, ça finit par désigner tout et n’importe quoi. Surtout, ça écrase beaucoup la complexité de la catastrophe en cours ». Pour preuve, le rapport Meadows de 1972 évoquait déjà un risque d’effondrement mais les scénarios qui creusaient cette hypothèse montraient « un déclin pouvant s’étaler sur plusieurs décennies, plutôt qu’un effondrement d’un bloc à une date précise ». Doit-on alors parler d’effondrement de la civilisation thermo-industrielle ? « Pour certains historiens, une société ou une civilisation ne s’effondre pas, elle se transforme… cela peut être brusque, traumatique et meurtrier, mais de là à dire que tout s’est effondré, c’est très simplificateur ». Bref, « l’effondrement n’a pas le monopole du désastre ». Et le chercheur de nous mettre en garde sur « le côté hypnotisant de ces mots : d’une certaine manière, ils happent le débat public et intellectuel. Résultat, nous passons des mois à nous écharper sur la pertinence ou l’exactitude de chacun d’eux », alors que la crise écologique, elle, n’attend pas.

Pour Luc Semal, il y a d’ailleurs longtemps que le débat est tranché : privilégiant le terme catastrophe, il étudie le catastrophisme entendu comme « une pensée politique de la rupture, du basculement irréversible vers un monde radicalement différent. La catastrophe que nous vivons est un phénomène plutôt lent à l’échelle de nos vies, mais réellement fulgurant à celle des temps géologiques et de l’évolution ; c’est cette combustion massive des énergies fossiles qui amorce le réchauffement climatique et fournit l’énergie pour détruire à grande échelle les écosystèmes ». Le fin mot de l’histoire ? « La collapsologie a poussé très loin l’hypothèse d’un effondrement systémique, brusque et imminent : cette dernière ne fait pas consensus mais elle a toutefois permis d’ouvrir un espace de discussion qui nourrit aujourd’hui la perspective catastrophiste ». Perspective dans laquelle le chercheur invite d’ailleurs à voir l’embryon d’un « aiguillon démocratique ». Car, dans toute cette affaire, la démocratie a, semble-t-il, encore son mot à dire (pour aller plus loin : lire l’entretien avec Luc Semal).


« Un signe de vitalité de l’imaginaire »

Jean-Paul Engélibert

Pour Jean-Paul Engélibert, professeur de littérature comparée à l’Université Bordeaux Montaigne et auteur de « Fabuler la fin du monde – La puissance critique des fictions d’apocalypse » (Ed. La Découverte, 2019), « tout récit de l’avenir est d’abord une fiction ». Dès lors, les romans, films ou séries qui s’écrivent sur fond d’apocalypse s’avèrent être de précieux outils pour interroger notre société. 

Récemment, vous disiez que votre livre « avait déjà vieilli et que, depuis sa publication, on parle d’effondrement d’une manière assez différente ». Pourriez-vous en dire plus ?

Jean-Paul Engélibert : Autour de ces questions, le débat connaît une évolution extrêmement rapide. Quand j’ai écrit mon livre, le mot d’effondrement n’était pas aussi central qu’il l’est devenu depuis, au gré de l’emballement médiatique. Je viens d’ailleurs de participer à une rencontre à Bordeaux qui s’intitulait : « L’effondrement va-t-il nous sauver ? » Voilà un renversement majeur. Aurait-on osé poser la question en ces termes il y a encore quelques mois ? Deux choses : d’une part, j’observe une banalisation du mot effondrement ; d’autre part, celui-ci me semble être traité comme un mythe. C’est comme s’il avait remplacé la révolution comme horizon absolu : avec une étrange passion, on attend un effondrement qui devrait se produire de manière mécanique et apporter la solution à tous nos problèmes. À ce titre, le beau livre de Henri-Pierre Jeudy « Le Désir de catastrophe » est toujours d’actualité. Or je persiste à croire qu’il y a beaucoup de naïveté à penser ainsi. Selon moi, il n’y aura pas plus d’effondrement avec un grand E que de Grand Soir9. Certainement connaîtra-t-on des transformations ou des délitements brutaux mais ils n’affecteront pas tous les secteurs ni tous les lieux ou groupes sociaux de la même façon. Des individus s’en tireront, certes, mais d’autres pas et, pour cette raison-là, je ne vois pas bien en quoi ça pourrait nous sauver.

Quantité de termes ont été utilisés pour décrire la catastrophe, avec une rare profusion. Comment analysez-vous cet emballement de la sémantique catastrophiste ?

C’est un signe de vitalité de l’imaginaire et le signe également qu’un mythe ne naît pas sans contestation pas plus qu’il ne se forme sans controverse. En face de ces discours, j’observe une prolifération des fictions d’apocalypse. Celles que j’étudie, comme la trilogie de Margaret Atwood ou encore le roman de Cormac McCarthy « La Route », sont des fictions qui, sans cacher qu’elles ne sont que des fables, nous offrent une représentation du futur. En lui donnant un horizon, elles tentent de repolitiser le présent. J’ajouterai que ces produits de l’imaginaire sont extrêmement stimulants dans la mesure où ils nous permettent non seulement de relativiser tout ce que nous croyons savoir mais surtout d’imaginer ce que nous savons déjà. Comment ? En provoquant des affects : c’est une chose de savoir que la température augmente en moyenne d’un degré et demi ; c’en est une autre que d’éprouver réellement la désertification ou la disparition des animaux. Le fait que des romans s’écrivent sur cette question traduit l’idée que nous avons des ressources pour imaginer autre chose que ce qu’on nous promet.

Les mots de la fin

Retour aux sources, aux côtés d’Édouard Trouillez, avec qui nous avons tenté de démêler ce sac de nœuds sémantique. D’abord, la collapsologie, encore absente du « Petit Robert » : c’est un mot que le lexicographe « surveille de près ». Le néologisme est formé de collapsus, issu du latin collabi, « s’affaisser », et du suffixe –logie, « qui sert à constituer des noms de sciences, de domaines de recherche ». Un assemblage curieux pour le linguiste : « Les individus qui ont créé ce mot sont partis du principe que l’effondrement de nos sociétés industrialisées était acquis et qu’il s’agissait dès lors de l’étudier. Or, dès le départ, il y a un point de vue subjectif, puisque cet événement est probable et non certain. C’est pourquoi je définirais plutôt la collapsologie comme un courant de pensée et non comme une discipline scientifique. »
Et quid de l’effondrement ? Popularisé par Jared Diamond en 2006 dans un ouvrage au même titre (« Effondrement », Folio, coll. Essais, 2006), le terme se réfère à « la chute de quelque chose qui est construit, d’un ensemble qui perd sa cohérence ; à l’image d’une maison ou d’un immeuble qui s’effondre ». De quoi balayer la notion de crise. Jugée insuffisante, celle-ci traduit un « changement d’état, souvent passager et portant en germe l’idée d’un retour possible à la normale » là où « l’effondrement marque l’irréversibilité du phénomène observé ». Quant à la catastrophe, notons qu’elle renvoie à « la survenue d’un événement extérieur ayant des conséquences très graves et parfois irrémédiables. Dans son sens premier, celle-ci caractérisait le « dernier et principal événement d’un poème, d’une tragédie ». Il y a donc, dans la catastrophe, quelque chose de la dramaturgie ». Pas sûr, pour autant, qu’elle ait le dernier mot.


Réactions

« Un espace d’apprentissages et de confrontations socialement diversifiés »
Le 28/05/2020



Cyprien Tasset est chercheur associé au Laboratoire du Changement Social et Politique (Paris Diderot). Il anime notamment le blog collapsocio et a participé à la coordination de la revue Multitudes, n°76, automne 2019, « Est-il trop tard pour l’effondrement ? »

« Le dossier de Sesame sur la collapsologie se démarque de la guerre de position entre, d’un côté, des adhérents qui considèrent le pronostic d’effondrement comme acquis, et de l’autre, des spécialistes d’écologie scientifique ou politique qui accusent les promoteurs de cette théorie de se complaire dans la naïveté épistémologique et dans la dépolitisation des enjeux. J’ajouterai une remarque sociologique sur ce débat. La critique de la collapsologie comme « dépolitisante » émane d’acteurs qui raisonnent à partir du champ d’écologie militante et savante auquel ils appartiennent. Vu de là, le surgissement de l’effondrisme a de quoi passer pour une régression, et il est important d’en souligner les insuffisances. Mais faut-il raisonner comme si les théories de l’effondrement venaient dépolitiser des gens qui, sans cela, seraient allés vers une écologie transformative, résolument politique, attentive aux enjeux de justice, etc. ? Pas sûr. En effet, une partie significative de leur public, surtout parmi les plus impliqués (participation assidue aux forums électroniques, adhésion à une association) est constituée de cadres supérieurs, plutôt issus de formations techniques (ingénierie, informatique). Or, leur culture scolaire et professionnelle est fondée sur la valorisation de « l’objectivité » et de la connaissance quantifiée, aux dépens des prises de position explicitement partisanes. Dès lors, ils ne prêteront pas facilement l’oreille aux pensées écologiques plus explicitement politisées et ancrées dans une conflictualité sociale, mais peuvent par contre être sensibles aux arguments chiffrés et globaux de la collapsologie. Des cadres techniques témoignent ainsi parfois du choc libérateur par lequel cette « rationalité métabolique », comme dit le philosophe Pierre Charbonnier, les a fait rompre avec un optimisme entrepreneurial qui perd sa crédibilité en matière de protection de l’environnement. Elle leur permet aussi d’intégrer le flux des mauvaises nouvelles planétaires dans un cadre structuré. Mais elle donne également lieu à la formation d’espace d’apprentissages et de confrontations socialement diversifiés. Il faut prendre en compte avec diplomatie ces questions d’ancrages sociaux pour que la fascination de l’effondrement puisse rejoindre une discussion fructueuse sur notre avenir écologique. »


  1. Jean-Pierre Dupuy, « Simplismes de l’écologie catastrophiste », AOC media, 23-12-2019.
  2. En septembre 2019 (source L’Obs).
  3. Lire l’article du Monde
  4. Parfois appelé « rapport Meadows », le rapport Limits to Growth avait été commandé en 1970 par le Club de Rome, un think thank basé à Zurich, à des chercheurs du Massachusetts Institute of Technology (MIT). Publié en mars 1972, il a été l’un des premiers textes alertant sur le caractère insoutenable de la croissance économique et démographique et sur les risques d’effondrement associés.
  5. Pablo Servigne, Raphaël Stevens, Gauthier Chapelle, Une autre fin du monde est possible, Seuil, coll. Anthropocène, 2018.
  6. Période géologique, qui succéderait à l’holocène, caractérisée par les effets de l’activité humaine sur la planète (Le Petit Robert de la langue française, 2020).
  7. Luc Semal, Face à l’effondrement : militer à l’ombre des catastrophes, PUF, 2019, p.284.
  8. J.-P. Dupuy, Pour un catastrophisme éclairé, Seuil, 2002
  9. À la fin du dix-neuvième siècle, le « Grand Soir », en tant que croyance millénariste, exprime l’espoir d’un bouleversement soudain et radical de l’ordre social existant.

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