Les échos & le fil © archives yann kerveno

Published on 18 décembre 2023 |

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Les échos #39-2023

Les échos du vendredi 15 décembre 2023 ! Des #chats, #sauvages ou non mais bien #gourmands, du #soja et du #maïs, des #camions

Une faim de chat

Les chats sont, on le sait depuis un moment, les stars des Internets. Mais, au-delà des bouilles anarchistes et ronronnantes, ils surviennent parfois de manière moins amène dans l’actualité. C’est le cas, cette semaine, à propos d’une étude qui s’est échinée à recenser les proies de nos félins domestiques dans le monde. Et c’est peu dire qu’ils ont l’appétit parfois féroce. La population mondiale de chat a mis en effet plus de 2000 espèces à son menu sur tous les continents, même en Antarctique. La liste ainsi dressée doit permettre de mieux ajuster les politiques de protection de la biodiversité.

Puisqu’on en est là, à parler de chats au coin du feu, ils peuvent aussi être menacés, génétiquement parlant. C’est le cas des chats sauvages écossais, surnommés Highland’s tigers dont il ne resterait qu’une centaine d’individus « génétiquement purs » en liberté. La menace vient là des croisements avec les chats domestiques retournés à la vie sauvage, menace qui s’ajoute à celle que fait peser la disparition de ses proies de prédilections… Mais l’étude d’ADN ancien pourrait apporter une contribution majeure à la préservation de l’espèce. En France, le chat forestier, cousin du tigre d’Écosse, difficile à observer dans la nature, semble profiter de l’extension de la forêt permise par la déprise agricole pour coloniser de nouveaux territoires… Pour finir, sachez que le chat n’a pas besoin de cerveau pour ronronner. Faites ce que vous voulez de cette information.

Du soja dans l’Illinois…

Ce n’est pas forcément intuitif mais sachez aussi qu’il coûte moins cher de produire du soja dans l’Illinois, aux États-Unis, que dans le Mato Grosso brésilien. Et que la différence est assez sensible et relativement constante, 336 dollars pour le soja brésilien contre 266 $ du côté de Chicago. Les raisons ? Il y en a plusieurs. Depuis le coût des fertilisants dont le Brésil est un grand importateur, la qualité de sols très acides, le prix des produits phytos, largement employés pour contrer les effets néfastes des ravageurs dopés par le climat tropical, jusqu’à la dépréciation du Réal brésilien… Le seul secteur où le Mato Grosso s’en sort est celui du coût des semences.

…et dans l’Iowa

Puisqu’on parle de soja et de l’Illinois, laissons-nous glisser dans l’État voisin de l’Iowa, où le soja et le maïs sont aussi rois. Mais où se pose, un peu comme chez nous, la question de relocaliser l’alimentation. Si ces deux cultures reines sont largement subventionnées par le Farm Bill, les rendant attractives, une tendance nouvelle se dessine qui voit s’installer une nouvelle génération d’agriculteurs, parfois en rupture de parcours professionnel, sur des surfaces plus petites, avec des productions plus diversifiées, pour abonder le marché alimentaire local.

Baisser la vitesse des American Trucks

De quoi freiner la course du temps ? Il faut voir, mais c’est aussi le projet fort contesté dans le pays, de la Federal Motor Carrier Safety Administration qui souhaite abaisser la vitesse autorisée aux camions, si importants pour la logistique de la production agricole dans ce coin du monde (et ailleurs aussi). Les syndicats agricoles sont montés au créneau pour protester avec véhémence contre ce projet – qui vise à réduire le nombre d’accidents (et de victimes) causé par les poids lourds sur les routes américaines – au motif que cette réglementation « ralentisse tout » alors que les fenêtres de semis ou de récolte sont de plus en plus étroites… Sans même évoquer les conditions de transport du bétail.

Visuel : © archives yann kerveno

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