Les échos & les threads

Published on 20 janvier 2023 |

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Les échos #2-2023

Si le tribunal de Narbonne jugeait il n’y a pas si longtemps une nouvelle affaire de trafic de viande de cheval, cela fait dix ans que la première affaire retentissante éclatait. Souvenez-vous, c’était l’affaire des lasagnes de cheval. Au Royaume-Uni, la revue The Grocer s’est demandé si les choses avaient changé. Bref, si un tel scandale, il a coûté 850 M£ à l’époque, pouvait se reproduire. Conclusion peu encourageante de la revue : Oui, le cadre a beaucoup évolué pour garantir la sécurité sanitaire des consommateurs mais les fraudeurs ont aussi upgradé leurs techniques. Et le Brexit, survenu depuis, semble avoir distendu les filets de sécurité alors mis en place, faute de personnel en particulier. On apprend aussi dans ce papier que les produits les plus problématiques (et contrefaits) sont les produits laitiers, les produits de la mer juste devant la viande. Tiens, puisqu’on parle de contrefaçon, les chinois sont maîtres en la matière et les autorités du pays ont saisi tout récemment 40 000 fausses bouteilles de Penfolds, grande marque australienne appartenant au groupe Treasury Wine Estate, et de Lafite Rothschild : le montant de la contrefaçon est estimé à 1,50 M€.

Archives Yann Kerveno ©2016

Ce n’est pas parce que la neige tombe sur les Pyrénées pendant que cette chronique s’élabore que le problème de la sécheresse est réglé sur le pourtour Méditerranéen. Surtout sur le long terme. Pour la première fois une équipe de chercheur a tenté de quantifier l’impact des différents scénarios du changement climatique sur les incendies entre la côte d’Azur et le massif Canigou. Et l’affaire n’est pas très engageante. Avec, pour tous les scénarios, une augmentation des surfaces concernées notamment en montagne, une extension de la période à risque (un mois et demi en plus pour le scénario à +4°) et des zones qui basculent en « risque extrême » C’est tout aussi passionnant qu’inquiétant.

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Dans un mois maintenant s’ouvrira le salon de l’agriculture et cette année, l’égérie est une Salers. Ovalie, c’est son nom, ne viendra pas seule à Paris. En effet, elle a donné naissance à deux vêles début janvier pour sa troisième parturition. Les deux animaux ont été nommés Utopie et Utopia et vont devoir subir, star-system oblige, un léger dressage pour qu’ils puissent faire bonne figure en dépit de leur jeune âge. Quant à la race Salers, elle est originaire du massif central et comme nombre d’autres races bovines françaises a bien failli disparaître lors de la grande rationalisation des années soixante qui visait à spécialiser les races pour n’en garder que cinq ou six. Mais la passion des éleveurs a fait le reste et la race a survécu et compte aujourd’hui 205 000 vaches réparties sur 85 départements dont les deux-tiers dans le Massif central.

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